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Modem Paris 5ème

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dimanche, février 20 2011

François Bayrou : «L’image de la France souffre terriblement»

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Propos recueillis par Nathalie Segaunes | Publié le 20.02.2011, 07h00

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Michèle Alliot-Marie doit-elle démissionner?
L’image de la France souffre terriblement. Songez que les Tunisiens ont chassé leur nouveau ministre des Affaires étrangères parce qu’il avait flatté son homologue français! Le plus grave est que, dans cette situation, les gouvernants ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actes, se croient dans leur bon droit et crient au complot. La cause en est que le pouvoir comme on l’exerce en France isole de la réalité et fait perdre le sens commun. C’est une question d’importance nationale que de réformer l’exercice du pouvoir.

Mais les Français semblent accepter ces dérives…
C’est vrai. Tous les jours on entend, sous forme d’excuse, « ça s’est toujours fait ». Le « ça s’est toujours fait » est insupportable. De Gaulle n’a jamais été soupçonné. L’Allemagne n’a pas ces faiblesses. Son ministre de la Défense a dû démissionner parce qu’il avait utilisé un avion de l’armée pour gagner son lieu de vacances. Ce ne sont pourtant pas des démocraties de saints!

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Le président de la République et certains de ses amis souhaitent supprimer l’impôt sur la fortune. Est-ce une bonne idée?
Non. Soutenir devant les Français que la priorité, dans la crise que nous vivons, est d’alléger encore la charge des plus favorisés, alors que les finances publiques sont à la rue et que tant de Français, y compris dans les classes moyennes, ont tellement de difficultés, cela pose une question : dans quel monde vivent-ils?

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dimanche, février 13 2011

Talleyrand définit le Ministres des Affaires Étrangères, le 3 mars 1838

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Il faut en effet qu'un ministre des affaires étrangères soit doué d'une sorte d'instinct qui, l'avertissant promptement, l'empêche, avant toute discussion, de jamais se compromettre. Il lui faut la faculté de se montrer ouvert en restant impénétrable; d'être réservé avec les formes de l'abandon, d'être habile jusque dans le choix de ses distractions; il faut que sa conversation soit simple, variée, inattendue, toujours naturelle et parfois naïve; en un mot, il ne doit pas cesser un moment dans les vingt-quatre heures, d'être ministre des affaires étrangères.

Un extrait un peu plus long du discours est disponible ici

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jeudi, février 10 2011

Jean-Luc Bennahmias interpelle la commission européenne sur les Gaz de Schiste!

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Lire l'article sur www.jeanlucbennahmias.eu

L’extraction de gaz de schiste initiée à grande échelle au début des années 2000 aux Etats-Unis semble faire des émules notamment en Europe en dépit des graves effets constatés. Le processus d’exploration puis d’extraction du gaz de schiste pose de très sévères questions écologiques et économiques sur l’ensemble du territoire européen.

En contradiction flagrante avec les orientations du Plan Climat Energie de 2008, la commission européenne évalue-t-elle les conséquences sur la qualité de l’air comme de l’eau ?

Par ailleurs, quelle initiative la Commission européenne entend entreprendre pour réorienter les choix énergétiques des Etats membres vers plus de cohérence et de sobriété ?

Nous attendons désormais la réponse de la Commission européenne qui doit se prononcer d’ici trois semaines.

Jean-Luc Bennahmias

Vacances MAM/Fillon : l’image de la France "écornée", par François Bayrou

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Vacances MAM/Fillon: l’image de la France "écornée" (Bayrou
envoyé par FranceInfo. - L'info internationale vidéo.

mercredi, février 9 2011

LeMonde.fr : Législatives : Jean Tiberi prêt à accueillir François Fillon

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LEMONDE.FR | 09.02.11 | 20h19 • Mis à jour le 09.02.11 | 20h19
Lien vers l'article sur LeMonde.fr

Dominique Tiberi, fils de Jean Tiberi, député-maire (UMP) du 5e arrondissement de Paris, a été nommé le 19 janvier contrôleur général économique et financier. Adjoint au maire du 5e arrondissement, chargé des commerçants, du sport et de la jeunesse, Dominique Tiberi rejoint le contrôle général de Bercy, le plus important corps d'audit, de contrôle et de conseil du ministère de l'économie et des finances.

Le contrôle général de Bercy a pour mission d'analyser les risques et d'évaluer les performances des organismes où l'Etat a des intérêts majoritaires. L'institution est souvent composée de "grands commis de l'Etat, qui ont commencé leur carrière en sortant de l'ENA pour la poursuivre jusqu'à une direction centrale d'administration, y terminent honorablement leur carrière", indique un ancien haut fonctionnaire de Bercy. "Mais le contrôle général s'autorise également à intégrer d'autres profils", précise-t-il.

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PARACHUTAGE

C'est sur le territoire de la seconde circonscription de Paris, imperdable pour la droite, que l'UMP verrait bien son favori s'installer. Jean Tiberi, député sortant, condamné en première instance à une peine d'inéligibilité pour fraude électorale – condamnation actuellement en appel – , est prêt à renoncer à un nouveau mandat si, et seulement si, François Fillon lui succède.

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Eric Nunès

Lien vers l'article sur LeMonde.fr

vendredi, février 4 2011

Emploi fictif à Lille : Pierre Mauroy et Lyne Cohen-Solal condamnés pour abus de confiance

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Le tribunal correctionnel de Lille a condamné vendredi 4 février l'ancien premier ministre socialiste Pierre Mauroy et Lyne Cohen-Solal — actuellement adjointe au maire PS de Paris — à 20 000 euros d'amende avec sursis chacun pour "abus de confiance". Cette condamnation concerne l'affaire d'emploi fictif présumé à la communauté urbaine de Lille (CUDL) en 1992.

L'ancien directeur de cabinet de Pierre Mauroy à la CUDL, Bernard Masset, a lui été condamné à 10 000 euros d'amende avec sursis. Le parquet avait requis une relaxe générale le 3 décembre dernier.

UNE PROCÉDURE FLEUVE

Ces condamnations concluent une procédure fleuve engagée en juin 2000 par Eric Darques, ancien élu de l'agglomération lilloise. Pierre Mauroy était soupçonné d'avoir fait bénéficier sans contrepartie Lyne Cohen-Solal d'un poste d'attachée de presse à la CUDL (devenue LMCU) alors qu'elle était aussi rédactrice en chef de l'hebdomadaire socialiste Vendredi.

Le tribunal a fait droit aux demandes de M. Darques d'indemniser la communauté urbaine à hauteur de 19 654 euros. Les trois prévenus ont été condamnés solidairement à verser cette somme. Le tribunal les a en outre condamnés à verser 5 000 euros de frais de justice à M. Darques.

mercredi, janvier 19 2011

Dominique Tiberi nommé contrôleur général économique et financier

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Voila le verbatim de l'AFP, je vous laisse libre d'imaginer les répercutions possibles sur les prochaines élections et de les partager en commentaire de ce poste :

Dominique Tiberi nommé contrôleur général économique et financier
19/01/2011 18h11 - CONSEIL-MINISTRES-COLLECTIVITÉS-PARTIS-UMP-FINANCE - Monde (FRS) - AFP

PARIS, 19 janvier 2011 (AFP) - Dominique Tiberi, fils du maire du Ve arrondissement de Paris Jean Tiberi, a été nommé mercredi en Conseil des ministres contrôleur général économique et financier.

Le compte rendu du Conseil des ministres précise que M. Tiberi a été nommé sur proposition de la ministre de l'Economie Christine Lagarde et du ministre du Budget François Baroin.

Dominique Tiberi est actuellement maire adjoint UMP dans le Ve chargé de la jeunesse, des sports, de la sécurité et du commerce.

Il pourrait être candidat à la mairie du Ve pour les municipales de 2014 et succéder ainsi à son père: "Ce n'est pas du tout exclu", a-t-il affirmé mercredi à l'AFP, car "ce serait la continuité de mon engagement" politique.

phi/pr/df

© 1994-2010 Agence France-Presse

Bayrou: « La phrase de MAM, l'une des plus grosses bourdes faisables »

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Invité ce mercredi de Bourdin Direct sur RMC et BFMTV, François Bayrou s'est joint au concert de critiques envers la posture de la ministre des Affaires étrangères pendant les émeutes en Tunisie. Un signe, selon lui, d'une « proximité très grande » avec le régime Ben Ali.

Les explications de Michèle Alliot-Marie, mardi, n'ont visiblement pas convaincu le président du MODEM. Revenant sur les déclarations de la ministre des Affaires étrangères, qui pendant les émeutes tunisiennes avait proposé le concours des forces de l'ordre françaises, François Bayrou estime que « la phrase de MAM est l’une des plus grosses bourdes qu’on pouvait faire sans doute.

Mais elle est très révélatrice, quand elle a dit à l’Assemblée nationale "nous on est prêt à aider les Tunisiens" - en réalité à réprimer les manifestations sans faire de casse. C’est très symptomatique. Ça révèle ce qu'était l’état d’esprit depuis des années de toutes les autorités françaises, de tous les gouvernements successifs qui étaient dans une proximité très grande avec le pouvoir tunisien, intimes avec lui et qui aujourd’hui essaient désespérément de se présenter, d’un bord et de l’autre, comme les amis des victimes et comme des démocrates (...). Evidemment, tout le monde sait que les autorités françaises, gouvernements successifs de droite comme de gauche, ont été avec Ben Ali et son régime dans un soutien qui ne s’est jamais démenti, peut-être aussi parce qu’ils considéraient que c’était un rempart contre l’islamisme ».


François Bayrou est l'invité de Jean-Jacques Bourdin - 19/01
envoyé par mouvementdemocrate. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Ecouter l'interview du 19/01 sur rmc.fr (lien vers le mp3 direct)

jeudi, janvier 6 2011

Liberté de la presse en Hongrie : "Correction de tir urgente !", clament Marielle de Sarnez et Nathalie Griesbeck

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Marielle de Sarnez et Nathalie Griesbeck, députés européennes du Mouvement Démocrate, ont fait part mardi 4 janvier de leur indignation face à la décision du Gouvernement Hongrois de mettre un place un "Conseil des médias" exclusivement contrôle par le parti au pouvoir.

D'une même voix, elles en appellent au respect de la "Charte des droits fondamentaux et des engagements pris par la Hongrie lors de son adhésion à l'Union européenne".

La présidence hongroise de l'UE a débuté le 1er janvier 2011 dans la controverse avec au premier rang des inquiétudes une loi sur les médias tout juste entrée en vigueur.

Sans présumer des capacités hongroises à faire face aux multiples défis qui se posent aux Européens, nous partageons les doutes exprimés par les institutions européennes quant à la compatibilité de cette loi avec les valeurs qui fondent l'Union européenne.

Cette loi, sans précédent, soumet les médias hongrois à un "Conseil des médias" exclusivement contrôlé par le parti au pouvoir et prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 730.000 euros pour des chaînes de radio ou de télévision en cas "d’atteinte à l’intérêt public, l’ordre public et la morale " ou encore des "informations partiales", sans que pour autant ces concepts soient clairement définis.

Pour Marielle de Sarnez, responsable des Affaires Étrangères et de la Gouvernance Internationale au sein du Shadow Cabinet et rapporteur du Parlement européen sur la liberté de la presse dans le monde, a rappelé que "les arguties juridiques derrière lesquelles se retranchent le gouvernement hongrois ne changent rien au fond: il s'agit d'une loi liberticide et l'intention est bien de bâillonner la presse. Nous militerons au Parlement pour que la Commission reçoive tout le soutien politique pour faire respecter la Charte des droits fondamentaux et les engagements pris par la Hongrie lors de son adhésion et j'espère que le Conseil montrera la même fermeté. Il est des sujets non négociables si l'on veut que l'Europe ait un sens. La liberté de la presse en est un".

Pour Nathalie Griesbeck, responsable des Libertés et de la Justice au sein du Shadow Cabinet du Mouvement Démocrate, "cette loi entrave incontestablement les principes de liberté des médias. Or, la liberté de la presse, son indépendance et la pluralité des médias sont autant de principes fondamentaux sur lesquels est construite l'Union européenne. Nous attendons actuellement une réponse rapide et précise de la Hongrie ; l'Europe ne pourra, en aucun cas, fermer les yeux sur cette loi. A la Hongrie de corriger rapidement le tir !".

mardi, janvier 4 2011

Editorial du Monde : Barack Obama ou les vertus du centrisme

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Compromis ou trahison ? Entre la pureté des idéaux et des programmes, d'un côté, et, de l'autre, les laborieuses synthèses qu'impose la politique au jour le jour, que choisir ? Barack Obama a tranché : l'intérêt général, celui d'une majorité d'Américains, supposait qu'il cède du terrain aux républicains, même sur un sujet qui relève de la TNT politique - les impôts des riches. Il l'a fait. La gauche démocrate est furieuse, mais le président a raison.

En dépit d'une bronca d'une partie des élus démocrates, le Sénat a voté, lundi soir 13 décembre, le compromis budgétaire conclu entre la Maison Blanche et les républicains. Il faut encore l'approbation de la Chambre des représentants.

Première leçon politique de l'épisode : les républicains, sortis renforcés du scrutin législatif de novembre, font sentir leur poids, avant même la réunion du nouveau Congrès, en janvier. Deuxième leçon : M. Obama fait la preuve de son aptitude à gouverner avec un corps législatif dominé par ses opposants républicains.

La bataille a porté sur la reconduction pour deux ans des réductions d'impôts consenties par George W. Bush en 2003, et qui viennent à échéance le 1er janvier 2011. M. Obama avait juré de ne pas les prolonger pour les "riches", c'est-à-dire les foyers disposant d'un revenu annuel supérieur à 250 000 dollars.

Sous la pression républicaine, M. Obama a renié sa promesse. Les réductions d'impôts seront prorogées pour deux ans pour tout le monde - y compris, donc, pour les "riches". Pire : le président démocrate a accepté une révision du taux d'impôt sur les successions, qui profitera aux plus fortunés de ses concitoyens - quelque 6 400 familles à très haut revenu.

La question est de savoir ce que M. Obama a obtenu en contrepartie des concessions faites aux républicains. Beaucoup, nous semble-t-il.

D'abord, une prolongation de treize mois des indemnités des chômeurs en fin de droits ; ensuite, une série d'aménagements fiscaux pour les petites entreprises ; des aides aux étudiants les moins fortunés ; le maintien de nombre de dispositifs antipauvreté ; enfin, l'engagement de revoir ce "paquet fiscal" dans deux ans.

Pour la plupart des commentateurs, cet ensemble est favorable à une classe moyenne qui a largement boudé le camp démocrate lors des élections de mi-mandat.

Il représente aussi une sorte de mini-plan de relance au moment où les Etats-Unis peinent à stimuler l'activité. Si, d'ici à 2012, cet ensemble - qui plombe un peu plus le déficit budgétaire - aide à ramener le taux de chômage de 9 % aujourd'hui à 7,5 %, c'est de bon augure pour la réélection de M. Obama.

La gauche démocrate est furieuse. Elle menace de présenter un candidat contre M. Obama en 2012. Elle parle de "trahison". A sa façon, très professorale, le président l'a éconduite, dénonçant purisme et angélisme, puis énonçant cette vérité historique : "Ce pays a été fondé sur le compromis." Puisse cette leçon trouver quelque écho à Paris aussi...

Article paru dans l'édition du 15.12.10

dimanche, décembre 19 2010

Ailerons de Requins : le carnet de dessins de Yann Wehrling, porte parole du Mouvement Democrate

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Ailerons de Requins : le carnet de dessins de Yann Wehrling, porte parole du Mouvement Democrate

Retrouvez tous les dessins sur aileronsderequins.blogspot.com

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lundi, décembre 13 2010

"L'auvergnat" et la justice, par Nathalie Griesbeck

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Décidément, M. Brice Hortefeux a l'art de la formule... malheureuse. On se souvient de son affirmation détestable aux relents incontestablement xénophobes, unanimement condamnée, dont le ministre de l'Intérieur avait tenté de proposer a posteriori, en essayant contre toute vraisemblance de se rattraper désespérément aux (très) basses branches : une pseudo-interprétation, selon laquelle il aurait en l'occurrence plaisanté en visant les Auvergnats !

Il vient de se laisser volontairement aller à une récidive d'une particulière gravité par ses toutes récentes déclarations mettant en cause les condamnations fermes prononcées par le Tribunal correctionnel de Bobigny à l'encontre de policiers déclarés coupables de témoignages mensongers à l'égard d'un innocent mis, lui, entièrement hors de cause.

Les faits qui ont valu à ces fonctionnaires de police les condamnations condamnées par le ministre de l’Intérieur sont graves, mais plus graves encore, au regard des principes fondamentaux du Droit et de notre Constitution, les critiques du ministre de l’Intérieur à l’égard de la décision de Justice qu’elles visent. Car elles constituent de toute évidence une violation caractérisée du principe constitutionnel essentiel qu’est la séparation des pouvoirs.

Si désormais un ministre de l’Intérieur se croit en droit de critiquer les décisions de Justice et de juger les Juges, sans que cette violation caractérisée n’entraîne nécessairement sa démission spontanée ou, à défaut, une sanction à son encontre de la part du président de la République, garant de l’indépendance de la Justice et du respect des principes constitutionnels, comme le veut notre Constitution, alors l’Etat de Droit se trouve remis en cause dans notre pays.

Michel Mercier, l’actuel Garde des Sceaux, rejoint et approuvé en cela aujourd’hui par l’un de ses prédécesseurs, Robert Badinter – qui fut aussi président du Conseil Constitutionnel -, a eu tout à fait raison de rappeler (je cite) que M. Hortefeux n’est pas ministre de la Justice. Le mieux serait que, très rapidement, il ne soit plus non plus ministre de l’Intérieur !

C’est, aujourd’hui, de son seul fait, ce qu’exige le respect de l’Etat de Droit en France. Car au fond, tout est très simple : si l’on veut que, dans notre pays, les règles soient respectées et aient véritablement de l’autorité, il faut en premier lieu que les autorités elles-mêmes commencent par respecter les règles.

jeudi, novembre 4 2010

Sublime Canteloup imitant Bayrou

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vendredi, octobre 29 2010

Les tarifs d’électricité (qui explosent encore de 4%), en infographie, et par François Bayrou

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L'AUGMENTATION DES TARIFS D'ELECTRICITE - FRANÇOIS BAYROU
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info video en direct.

jeudi, octobre 28 2010

Commission des lois du Sénat : Proposition sur les sondages

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Par les sénateurs :

  • MM. Hugues Portelli, (UMP – Val-d’Oise)
  • Jean-Pierre Sueur (SOC - Loiret)

1. Définir le sondage et protéger l’appellation « sondages politiques »
Étonnamment, la législation sur les sondages ne définit pas ce qu’est un sondage. C’est pourtant un préalable indispensable puisqu’il conditionne l’application de la loi. Le groupe de travail propose de définir le sondage comme « une opération visant à donner une indication quantitative des opinions, attitudes et comportements d'une population par l’interrogation d'un échantillon représentatif de celle-ci ». Par ailleurs, certaines enquêtes politiques publiées sont désignées comme des « sondages » alors qu’elles ne répondent pas aux exigences méthodologiques minimales propres à tout sondage. L’appellation « sondages politiques » devrait donc être protégée afin de ne pas induire en erreur la population ;

2. Etendre le champ de la loi à tous les sondages politiques alors qu’il est aujourd’hui limité aux seuls sondages présentant un lien direct ou indirect avec un scrutin. En effet, il convient de préserver la sincérité du débat politique dans son ensemble, et pas seulement celle du débat électoral ;

3. Interdire aux personnes interrogées de recevoir une gratification de quelque nature qu’elle soit ;

4. Mieux informer la population et les médias au moment de la publication du sondage :
Par une meilleure connaissance de tous les maillons de la chaine du sondage : ainsi, l’acheteur de la partie du sondage doit être connu : en effet, dans le cadre des enquêtes à clients multiples, encore appelées « enquêtes omnibus », le client n’achète qu’une partie du sondage, c’est-à-dire quelques questions. De même, le commanditaire du sondage doit être identifié s’il est différent de l’acheteur ;
Par la possibilité offerte à la commission des sondages de présenter des observations méthodologiques (voir plus loin) ;
Par la possibilité de consulter les marges d’erreur des résultats des sondages publiés, mais également les méthodes précises d’élaboration de ces derniers (notamment en matière de redressement) dans un souci de transparence propre à tous travaux scientifiques.

5. Prévoir la publication d’un rapport annuel d’activité de la commission des sondages présenté au Président de la République et aux Présidents des deux assemblées ;

6. Encadrer la publication, avant le premier tour d’une élection, de sondages portant sur le second tour ;

7. Conserver l’interdiction de publication de tout sondage électoral 48 heures avant le scrutin, sous réserve de deux aménagements :
Les sondages politiques publiés ou diffusés avant le vendredi minuit doivent pouvoir continuer à faire l’objet de commentaires et, le cas échéant, demeurer en ligne ;
L’interdiction de publication des sondages s’impose pour l’ensemble du territoire national à partir du vendredi minuit, y compris pour les parties du territoire qui votent le samedi.

8. Etudier, en lien avec les associations d’élus locaux, la possibilité d’uniformiser l’horaire de clôture des bureaux de vote en métropole pour les élections présidentielles, législatives, européennes et les référendums (afin de limiter les risques de fuite des estimations réalisées à partir des dépouillements dans les bureaux de vote qui ferment à 18 h) ;

9. Eviter les interférences entre la métropole et l’outre-mer :
inscrire dans le code électoral que pour les élections présidentielles, législatives, européennes et les référendums, aucun bureau de vote situé outre-mer ne peut fermer après la clôture du vote en métropole. Autrement dit, compte tenu du décalage horaire, le vote dans certains territoires situés outre-mer (tels que les Antilles) devrait toujours intervenir le samedi pour ces scrutins ;
réciproquement, il conviendrait d’interdire expressément dans le code électoral la communication de résultats outre-mer avant la clôture du vote en métropole.

10. Une composition plus équilibrée avec 6 magistrats et 5 personnalités qualifiées (au lieu de 9 et 2) ; à la différence de la situation actuelle, les personnalités qualifiées ne seraient pas nommées par des instances à caractère politique ;

11. Une compétence générale pour vérifier que les sondages politiques ont été commandés, réalisés et publiés conformément à la loi et aux textes réglementaires applicables ;

12. Une compétence pour établir, a priori, des observations à caractère méthodologique dans le mois précédant un scrutin, observations qui seraient obligatoirement publiées en même temps que le sondage ;

13. Garantir la visibilité de ses mises au point en toutes circonstances (pas seulement deux mois avant le scrutin) ;

14. Prévoir un délit d’entrave à l’action de la commission des sondages ;

15. Consacrer le principe d’autonomie budgétaire de la commission.

mercredi, octobre 27 2010

Rubrique "Point de vue" sur LeMonde.fr : La fabrique moderne des races, par Alain Dolium

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La fabrique moderne des races
LEMONDE.FR
Alain Dolium, président du "Do Tank" Echelle humaine, responsable des questions de développement économique au sein du Mouvement Démocrate et ancien candidat du Mouvement Démocrate aux Elections Regionales 2010

Ma peau me démange. Originaire du "passage du milieu" j'ai du mal à comprendre que sur le service public du pays des droits de l'homme les clichés les plus primaires issus de la traite des nègres trouvent leur place aussi naturellement. Français, fier par dessus tout de notre héritage républicain, je suis déstabilisé dans mes certitudes. Partageons-nous toujours cet idéal ? Que nous est-il arrivé ? Tentons de dépasser la frustration, tentons de comprendre.

Tout d'abord la notion de race n'apparaît plus tel un tabou. Les études en sciences sociales qui associent couleur de peau et délinquance ont un succès inouï. Les sciences du vivant ont fait un tel progrès que même les pensées que nous croyons les plus abstraites comme l'empathie ou la foi se voient trouver une explication somatique, génétique. Pas une maladie que nous pensions due à un virus ou à l'environnement qui ne trouve aujourd'hui ses gènes. Si tout peut être compris à la lumière de nos gènes, tout est alors prédestiné. Notre vie se résumerait à découvrir au jour le jour le scenario qui nous est implacablement destiné. Nous avons enlevé toute sa magie à l'homme, nous lui avons volé ses rêves.

NOUVEAUX MOTS, VIEUX SENTIMENTS

Le dévoiement politique de ces éléments de connaissance n'a pas tardé. La violence serait innée, il suffirait donc de détecter dès la maternelle les enfants montrant les premiers signes pour les orienter vers une voie adaptée à leur condition. Pas d'opération de maintien de l'ordre digne de ce nom sans fichage génétique. Même une simple occupation illégale de terrain par des Roms a récemment donné lieu à des prélèvements systématiques d'ADN. Le rapport de cause à effet entre l'acte illégal et l'ethnie n'est pas apparent dans la démarche, mais le fichage génétique sur critères ethniques est lui bien réel. Des prélèvements génétiques originellement destinés à la simple identification changent radicalement de sens une fois associés ou collectés à grande échelle en fonction de données ethniques, comportementales ou judiciaires. Alors que la percée de la génétique était l'occasion de comprendre la complexité et l'unicité de chaque humain, nous créons des catégories, établissons des corrélations, imaginons des liens de cause à effet pour justifier nos a prioris. C'est la fabrique moderne des races.

Le grand mouvement d'émancipation de sa condition génétique qu'est le féminisme n'est pas épargné. Au moment même ou des noirs américains prônaient l'égalité entre noirs et blancs, les femmes faisaient de même entre hommes et femmes. Fi de la caractérisation génétique, chaque humain peut tout, voilà ce que signifiait alors "égalité" ! Aujourd'hui les femmes revendiquent leur gènes : une compétente ministre de l'économie et son manque de testostérone prétendu, une leader de l'opposition et sa capacité maternelle ("care"). Elles revendiquent l'inné, pas leurs qualités acquises.

L'élection du président Obama n'est pas la fin d'une société raciale, mais une première prise de position dans la lutte sur la prédestination et la génétique qui commence. Il n'a pas été élu pour sa raison durement acquise, son expérience de vie mais pour ce qu'il est. Il n'est pas parfois en difficulté par manque de sagesse dans l'exercice du pouvoir mais à cause de ce qu'il est.

Qu'il s'agisse de sexe, d'ethnie ou de couleur de peau, "égalité" signifie aujourd'hui partage équilibré entre groupes génétiquement différenciés. A peine sortis de la lutte des classes, nous entrons de plein pied dans la lutte des gènes.

La race est un outil diaboliquement pratique pour mettre un peu d'ordre dans cette mondialisation qui nous échappe et nous fait peur. Une fois la race devenue une compartimentation sociale comme une autre, purement factuelle, scientifiquement justifiée, pourquoi ne pas appliquer un traitement différent pour s'adapter aux caractéristiques supposées de chaque race ? Vous serez accusé de "racisme" ? Le terme a été vidé de son sens pour avoir été trop souvent utilisé pour signifier xénophobie. La peur du voisin qu'est la xénophobie est en chacun de nous, il nous faut la combattre. Mais le racisme est lui une dangereuse construction de l'esprit, collective. Si vous en êtes à penser en termes raciaux, il est déjà trop tard. Il n'y a pas de bon racisme. La xénophobie a toujours été une tactique rentable pour le politique sans scrupules errant à la recherche de sa dose quotidienne de sondages. Que les mots attisent la haine est une chose, que les circulaires et les lois votées l'institutionnalisent en est une autre. Alors que la xénophobie rencontre encore une opposition publique, le racisme trouve un écho complice dans les esprits.

Le racisme n'est plus un enjeu, de même que l'esclavage ne fait plus partie des mémoires. La bataille mémorielle entre colonisation, esclavagisme et l'extermination massive a envoyé quelques encombrantes pages d'histoires aux oubliettes. La colonisation est, elle, revisitée, purgée du concept d'esclavage, et présente même des "aspects positifs". La nostalgie des colonies nous offre un réconfort face au déclin de la France dans un monde que nous ne comprenons plus. Les méthodes de "pacification" dans le contrôle des révoltes coloniales sont utilisées pour gérer les banlieues, ces territoires périphériques peuplés de travailleurs rebelles.

Les esclaves auraient été de simples ouvriers agricoles, gentils sauvages mais un peu fainéants, cornaqués par un colon les éclairant de ses lumières. Voilà l'état de notre mémoire collective sur l'esclavage. Voilà le sens profond de ce que M. Guerlain a dit.

L'AVENIR SE JOUERA SUR LA CRÉATIVITÉ

Le dévoiement de la génétique par notre société actuelle est le triste signe d'un manque d'ambition politique, d'un manque de foi dans les capacités de chaque humain à évoluer, à apprendre. De roseaux pensants nous sommes devenus des animaux savants, oubliant au passage la responsabilité de bien penser qui est la nôtre. Je vous propose donc un retour aux valeurs qui ont fondé notre République. Les mots étaient justes alors, l'humain n'a pas changé depuis.

Egalité : Il n'y a qu'un humain, et il a tous les possibles en lui à la naissance. Liberté : La société doit être le cadre de son épanouissement, l'éducation une invitation à se découvrir et s'émanciper. Fraternité : La sélection doit aller au delà des critères obtus d'autrefois, dans une logique de diversification, en acceptant le risque. Le monde change, les humains se découvrent des qualités qu'ils ne pensaient pas avoir, ou qu'ils croyaient inutiles. L'avenir se jouera sur la créativité, notre force sera donc de tirer parti de toutes les énergies en s'émancipant des carcans du passé. Notre idéal de société doit être une lutte au quotidien, et cette lutte commence par le service public audio-visuel. S'il peut nous vendre du soda, il peut aussi nous vendre une société meilleure. Je ne demande pas qu'il soit un rêve coupé des réalités, je demande qu'il soit le reflet de notre idéal de société et le témoin des oppositions qu'il rencontre. Car sans victoire culturelle, il n'y aura pas de victoire.

Alain Dolium, président du "Do Tank" Echelle humaine, responsable des questions de développement économique au sein du Mouvement Démocrate

mercredi, octobre 20 2010

“Salle de shoot” : Pourquoi j’ai voté pour l’expérimentation par le Conseiller de Paris Jean-François Martins

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Intervention de Jean-François Martins, Conseiller de Paris du Mouvement Démocrate (depuis son blog jfmartins.lesdemocrates.fr) :

Le Conseil de Paris était appelé à s’exprimer hier sur la proposition faite par l’éxecutif de mettre en place une expérimentation de salle de consommation à moindre risque pour les usagers de drogues.

Vous trouverez ci-dessous, mon intervention et les raisons de mon vote en faveur de cette expérimentation mais également en faveur d’une démarche responsable et encadrée. Vous y trouverez également les fondements de ma proposition pour une association impérative du monde caracéral, où la dépendance et la toxicomanie font des ravages.

Monsieur le Maire, chers collègues. Dans les deux minutes qui seront les miennes, je serai évidemment moins détaillé que les orateurs précédents.

Je m’arrêterai sur quelques principes qui conduiront mon vote et qui justifieront mon vote sur ce sujet.

Il me semble que certains sujets nécessitent que nous sortions de l’idéologie ou simplement des bonnes intentions, ils nécessitent que nous regardions la situation au simple regard du principe de réalité.

La réalité, c’est que la toxicomanie, autant qu’elle représente un comportement répréhensible qu’il faut savoir traiter, est aussi et surtout une souffrance, une situation de souffrance dure pour nos concitoyens et notre rôle d’élus est de ne pas rester insensible à cette souffrance.

Cette souffrance et cette dépendance ont par ailleurs des conséquences sanitaires et sociales lourdes, on les connaît (contamination, risque de prostitution), le rapport de l’I.N.S.E.R.M. est assez clair sur l’ensemble de ces conséquences.

Nous ne pouvons, en tant qu’élus parisiens responsables, être conscients qu’un certain nombre de nos concitoyens mettent leur vie et leur santé en danger et regarder ailleurs, faire comme si de rien n’était.

Cette réalité, c’est aussi que la réduction des risques et de la prévention de la toxicomanie nécessitent avant tout une resocialisation des usagers, un dialogue que seul un point de contact sécurisé, régulier et encadré peut favoriser.

La réalité, c’est que les scènes ouvertes, où la présence d’une concentration d’usagers est importante, inquiètent nos concitoyens et qu’il faut savoir apporter des réponses à leur inquiétude de sécurité publique.

Pour ces raisons Monsieur le Maire, par humanisme autant que par principe de réalité, je soutiendrai le principe d’une expérimentation que votre vœu nous propose.

Pour les raisons également que j’ai évoquées, pour garantir à nos concitoyens que nous agirons en la matière avec la plus grande responsabilité, la plus grande éthique et la plus grande expertise médicale, je soutiendrai par ailleurs le vœu du groupe Nouveau Centre qui me semble allier intelligemment responsabilité sanitaire et sécurité publique.

Enfin, quelques secondes pour évoquer le vœu que j’ai déposé. Il me semble que dans le parcours de soin et dans le parcours d’éducation à la santé des usagers de drogue, il y a un échec patent qui est celui de l’incarcération.

Le rapport de l’I.N.S.E.R.M. le souligne, 61 % des usagers de drogue ont un parcours d’incarcération et ces parcours sont des parcours d’échec en matière d’éducation à la santé, en matière de resocialisation, en matière de réduction des risques.

C’est pourquoi je souhaite que l’administration pénitentiaire et la prison de la Santé, “a minima”, soient associées à nos travaux de sorte que cette période puisse peut-être représenter une chance en matière de réduction des risques pour les usagers.

mardi, octobre 19 2010

Rubrique "Idées" du LeMonde.fr : La censure, au service de qui ?

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La censure, au service de qui ?
abonnes.LeMonde.fr - 19.10.10 - 09h52
Paul Guermonprez, lecteur

Notre société idéalise les jeunes. Ils seraient tous beaux, joyeux, énergiques, innocents. Nous créons cette illusion pour tenter de préserver égoïstement l'enfant qui est en nous. La valeur "jeune" justifie tous nos caprices, notre incapacité à penser les conséquences long terme de nos actes, notre cécité aux problèmes de la planète. Nous ne pensons plus comme des parents mais comme de jeunes enfants par pur égocentrisme.

Nos jeunes en sont les premières victimes. A eux la dette publique, le système de retraite chancelant à financer, l'équilibre naturel détraqué. Non seulement nous ne pensons pas à eux mais nous prenons bien soin de les tenir éloignés des débats et désinformés des enjeux. Ils auront comme seul héritage naïveté et dette sans bornes. Oppressés par la perfection de ce que nous projetons sur eux, ils n'ont plus le temps d'être enfants, de faire leur apprentissage, des erreurs, d'en tirer les leçons. A aucun moment nous ne les accompagnons, avertissons, guidons.

L'exposition de Larry Clark est le regard de vérité d'un adulte clairvoyant. Il montre les adolescents dans toute leur complexité, en respectant leur nature, sans leur imposer le regard de l'adulte, sans juger leurs erreurs. Oui les adolescents souffrent. La pression sociale écrasante et le mélange des hormones les poussent souvent dans les bras de la dépression. 12.3% des jeunes ont déjà consommé ecstasy, cocaïne, amphétamines, LSD, crack ou héroïne. Face à l'ignorance déchainée, de jeunes gays n'entrevoient plus que le suicide comme issue. Les adultes jouent à se faire peur avec la teinte de l'alerte terroriste, mais combien d'enfants partent affronter la peur au ventre la violence scolaire ? Aucun enfant ne connaitrait la faim en France, alors que les plus pauvres des nôtres sont souvent des familles monoparentales ?

Ces photos ont beau être en noir et blanc, elles décrivent la dure réalité de la condition de jeune aujourd'hui. Ce regard de vérité nous dérange, bat en brèche nos illusions, illustre un cruel manquement à nos responsabilités. Larry Clark a fait le premier pas, à nous de continuer et d'en tirer les leçons. Le discours de vérité est la base de toute émancipation, la condition nécessaire à la confiance. Chaque photo est l'occasion d'avertir nos adolescents sur les dangers de leur âge, de leur éviter de les découvrir par eux-même sans accompagnement.

Chaque photo d'un adolescent en danger est un appel à l'aide, un rappel de nos responsabilités, une injonction à agir. Notre réaction à l'art définit ce que nous sommes profondément : si certains ont le mot censure à l'esprit, j'ai pour ma part les mots santé publique, éducation, dialogue, confiance. Larry Clark a choisi l'art pour partager l'histoire de sa vie, la photo pour l'esthétiser, la nudité et la violence pour rester dans le vrai. La censure ne doit être comprise que comme une simple incompréhension de sa juste démarche. Mais quand bien même l'art ne serait pas utile, beau et vrai il ne se censure pas.

Plutôt que de débattre indéfiniment de la justesse de la censure, débattons de la vision que nous avons des jeunes. Nier la capacité des jeunes à entendre et comprendre nos avertissements d'adultes revient à nier leur capacité à apprendre. Tout serait prédestiné : la violence, inée, serait détectable des la maternelle nous dit le gouvernement ? L'éducation se limiterait à filtrer, sélectionner, catégoriser ? Cette incapacité à croire dans la capacité des humains à apprendre pousse même les plus obtus de nos dirigeants à considérer les citoyens comme des enfants, à projeter sur eux des utopies d'un autre temps. Notre jeunesse a vitalement besoin pour s'émanciper de notre confiance, de nos avertissements, de notre discours de vérité des qu'ils sont prêts. Nous ne pouvons les maintenir dans l'ignorance éternellement. Nous devons leur laisser le temps de l'enfance, le temps de s'imprégner de notre apprentissage, de comprendre le monde des adultes avec ses dangers et sa complexité.

J'aimerais que les gays aient un horizon plus rose que le suicide. J'aimerais que ceux de nos adolescents qui sont victimes de la drogue soient traités comme des patients à soigner et non comme des délinquants à punir. J'aimerais que la sincérité de leur amour ne soit pas menacé par les pires maladies par simple ignorance.

Ce que nous pouvons rêver de mieux pour nos enfants, c'est qu'ils s'émancipent et trouvent leur voie. Nous devons les accompagner, leur éviter de répéter les erreurs du passé et pour le reste, leur faire confiance.

Audrey Pulvar, citant Aimé Césaire : "Le nègre il t'emmerde"

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Réponse d'Audrey Pulvar à Guerlain:"Le nègre, il t'emmerde!"
envoyé par TELEOBS. - L'actualité du moment en vidéo.

dimanche, octobre 17 2010

Débat sur l’aménagement des bords de Seine : bientôt dans le 5e

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Vous le savez sans doute, nous sommes dans une phase de consultation publique concernant l’aménagement des voies sur berges. C'est sans doute le plus gros chantier du second mandat du Maire Delanoe. Une de ces réunions se tiendra le 9 novembre à la Mairie du 5e.

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(Un exemple de rendu d'artiste pour le port de Solferino)

Le projet complet peut etre consulté sur bergesdeseine.paris.fr. Pour faire très court, il se résume en 3 points :

  • La voie sur berge rive droite ralentie, avec des reports de circulation sur le bd St Germain. Passer de l'autoroute au boulevard.
  • Une partie de la voie sur berge rive gauche rendue piétonne, avec des reports sur Rivoli.
  • De nombreux aménagements, cafés, barges, ... dans le style rive gauche 5e-13e.

Si vous vous en tenez à la situation du 5e, nous garderons les berges que nous avons mais recevrons une partie de trafic qui passe par la rive droite. Mais à l’échelle de Paris il s'agit de redonner une partie de cet espace autoroutier aux piétons et vélos et d'assurer une continuité des déplacements doux rive gauche. Le Mouvement Démocrate avait fortement défendu cette approche lors des précédentes municipales, maintenant reprise par la majorité socialiste.

Alors que ce projet aura des effets énormes sur la circulation auto-moto, cet aspect n'est que peu pris en compte dans le projet actuel et sa communication. Ceci irrite une partie de la population, et ce projet comme beaucoup d'autres est parti pour être politiquement clivant. C'est bien dommage.

Vous pouvez lire sur ce sujet les position de Jean-François Martins, conseiller de Paris du Mouvement Démocrate : ICI et ICI

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