Modem Paris 5ème

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lundi, mars 2 2009

Habiter avenue Foch, toucher le RMI et voter Tiberi

Rapport d'audience très complet de Franck Johannès, Journaliste au Monde :

Et dans Libération :

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lundi, février 9 2009

Faux électeurs : Tiberi mis en cause par ses ex-subordonnés (Le Figaro)

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Article du Figaro : Mathieu Delahousse 09/02/2009

Le maire du Ve arrondissement de Paris et son épouse Xavière doivent s'exprimer lundi pour la première fois devant le tribunal qui juge l'affaire des faux électeurs.

Il n'a pas fallu longtemps pour que le tribunal prenne l'allure d'un conseil d'arrondissement de la mairie du Ve. Depuis son ouverture, lundi dernier, le procès des faux électeurs a mis en scène trois camps s'affrontant jusqu'à début mars. Réduite à un face-à-face, la géographie politique est assez simple : Jean Tiberi et son épouse ont pris place aux premiers rangs, ceux réservés aux prévenus. La socialiste Lyne Cohen Solal et le vert Yves Antonin Frémion-Danet, dont la plainte avait déclenché les hostilités judiciaires en 1997, sont eux sur le banc des parties civiles. Mais les batailles de l'audience viennent en réalité d'ailleurs.

Les neuf personnages de la sphère municipale qui comparaissent aux côtés du couple Tiberi ont en effet commencé à exprimer leurs visions de la mairie. La première fracture apparue sur le banc des prévenus vient de la voix de Raymond Nentien, ancien secrétaire général de la mairie du Ve. «Je ne pouvais pas arrêter une machine qui m'aurait brisé », avait raconté cet homme durant l'enquête, justifiant ainsi le fait d'avoir attendu le début de celle-ci pour dénoncer le système des faux électeurs. Au procès, Raymond Nentien, soixante-trois ans, va plus loin. «À partir du moment où M. Tiberi a compris que je refuserai de porter le chapeau seul, je suis devenu un homme à abattre. Administrativement à abattre, assure-t-il. Naïf, j'avais pensé que la vérité viendrait seule. Si j'avais dénoncé de moi-même les faits, j'aurais été laminé, je ne serai pas devant vous aujourd'hui.»

Sur le fond, sa description clinique de la mairie du Ve est cruelle. «M. Tiberi avait deux bras droits : Mme Tiberi et Anne-Marie-Affret.» Les deux femmes sont, selon l'accusation, les deux organisatrices du système de fraude ayant pesé sur les scrutins de 1995 et 1997 : «Mme Tiberi a un fort tempérament. Ses instructions sont des ordres. M. Tiberi a joué le rôle du gentil, affable et courtois. Mais quand il a quelque chose de mauvais à dire, il passe par ses deux chevilles ouvrières.»

Dans le camp des fonctionnaires, une autre voix suggère que le banc des prévenus serait séparé entre les initiateurs de la fraude - les politiques - et leurs artisans - les administratifs. «J'étais une fonctionnaire honnête et loyale. On m'a rendue malhonnête», affirme Annick Mercier, ancienne secrétaire de mairie poursuivie pour complicité de manœuvres frauduleuses ayant pesé sur le scrutin. La remarque vise le tandem formé par Xavière Tiberi et Anne-Marie Affret, la première adjointe de Jean Tiberi à la mairie du Ve.

«Il faut dire la vérité»

Ces trois-là doivent s'exprimer lundi sur l'organisation politique de la mairie du Ve, dirigée par Jean Tiberi depuis 1993 sans interruption à l'exception d'une pause entre 1995-2001, années durant lesquelles il était maire de Paris. Qui avait le pouvoir durant les années de fraude présumée ? Qui donnait les ordres au sein de la mairie d'arrondissement ?

Comme à l'époque de la fraude présumée, Anne-Marie Affret est toujours aujourd'hui première adjointe de Jean Tiberi. Mais semblant annoncer de prochains rebondissements à l'audience, l'avocat d'Anne-Marie Affret souligne qu'«elle refusera de porter seule le chapeau» : «En politique, souligne Me Jean Chevais, un adjoint est derrière son maire.» Raymond Nentien, le secrétaire général repenti, assure qu'il avait croisé Anne-Marie Affret en 2000 lors de l'enquête judiciaire et lui avait dit : «Il faut dire la vérité.» «Je ne peux pas», aurait alors répliqué la première adjointe. Des pressions ? Des menaces ? Sur le banc des administratifs, Raymond Nentien et Annick Mercier y font clairement référence. À en croire les deux anciens employés de la mairie, elles viendraient encore aujourd'hui du banc des élus. Celui où, depuis la semaine dernière, Anne-Marie Affret s'est assise aux côtés du couple Tiberi.

lundi, février 2 2009

Les époux Tiberi au tribunal

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Article du Parisien - Geoffroy Tomasovitch

Les époux Tiberi au tribunal

Ils ont toujours nié avoir inscrit de faux électeurs sur les listes entre 1995 et 1997. Pourtant, le maire du V e arrondissement de Paris, Jean Tiberi, et sa femme, Xavière, comparaissent à partir d’aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris.

Inutile de chercher le 373, rue Saint-Jacques à Paris, il n’existe pas. En 1995, pourtant, neuf électeurs étaient inscrits à cette adresse du V e arrondissement, certains depuis 1983. Cette anomalie est l’un des innombrables indices d’une fraude électorale présumée jugée à partir d’aujourd’hui devant la 16 e chambre correctionnelle de Paris.

Jean Tiberi, 74 ans, ex-maire RPR de la capitale et actuel maire du V e , son épouse, Xavière, 72 ans, et neuf personnes comparaissent pour leur implication supposée dans des « manoeuvres frauduleuses de nature à fausser la sincérité d’un scrutin ». A savoir : les municipales de 1995 et les législatives de 1997. Les juges d’instruction n’ont retenu que le cas de 196 « électeurs irréguliers ». Mais sur les 11 921 électeurs radiés des listes du V e en 1997-1998, plus de la moitié étaient inconnus de l’administration fiscale. Selon l’accusation, les investigations lancées en 1997 ont mis en évidence une organisation destinée à permettre l’inscription ou le maintien indu de personnes sur les listes du V e , car elles étaient susceptibles d’apporter leur suffrage à Jean Tiberi. Surnommée par un commerçant « le VRP de son mari », Xavière Tiberi, si impliquée dans la vie du V e qu’on lui prête un rôle de « dirigeant officieux » de la mairie, serait l’un des organisateurs du système, comme Anne-Marie Affret, toujours première adjointe de Jean Tiberi. « Pour rentrer à la Ville de Paris, c’est mieux de voter RPR », aurait ainsi expliqué Anne-Marie Affret à l’un des électeurs du 373, rue Saint-Jacques.

« On s’est servi de cette affaire pour tenter de le disqualifier »

Le mécanisme de la fraude présumée est assez simple. Les personnes sont inscrites à des adresses fictives ou bien réelles mais sans y habiter. Une supercherie rendue possible par le recours massif à des certificats d’hébergement de complaisance. La motivation de ces « faux électeurs » ? Ils acceptent par sympathie politique ou par intérêt. Il s’agit parfois de proches des Tiberi et de l’équipe municipale, souvent de militants RPR, mais aussi de particuliers qui espèrent un avantage en retour (emploi, logement, place en crèche…). Plus rare, des électeurs ont été domiciliés dans le V e à leur insu. L’instruction n’a pu en revanche démontrer la rumeur selon laquelle des morts aient aussi pu « voter ». Ce système a fonctionné grâce à certains personnels de la mairie et à des militants RPR. « En l’absence de tout appui, je ne pouvais arrêter une machine qui m’aurait brisé », a admis Raymond Nentien, ex-secrétaire général de la mairie également poursuivi. Bénéficiaire supposé de la fraude, Jean Tiberi, jugé pour « complicité », ne pouvait pas selon l’accusation ignorer la situation et se serait opposé à certaines radiations. L’élu du V e se dit innocent. « Jean Tiberi n’a commis aucun délit, affirment ses deux avocats, M e s Thierry Herzog et Jean-Yves Leborgne. On s’est servi de cette affaire pour tenter de le disqualifier dans la compétition électorale. » Dès aujourd’hui, ils vont demander l’annulation de l’ordonnance des juges qui a renvoyé leur client au tribunal. Selon eux, la page 123 révèle que les magistrats auraient eu connaissance du réquisitoire du procureur. Or, ce document n’a jamais été versé aux avocats. Le procès doit durer jusqu’au 4 mars.

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Article du Figaro

dimanche, novembre 2 2008

Soutien a Mme M : Une mère sans-papiers du 5ème dénoncée par la mairie après avoir inscrit son enfant à l'école.

Chers voisins,

Mme M est une jeune Équatorienne de 30 ans, elle est mère d'un enfant et travaille comme femme de ménage. Vous l'avez peut être croisée dans la rue, vos enfants jouent peut être ensemble à l'école, elle habite le 5ème. Mme M n'a pas de titre de séjour.

Mme M a été convoquée jeudi matin au commissariat Maubert par le Brigadier de Police, Officier de Police Judiciaire "suite à l'inscription de votre enfant à l'école et votre situation alors irrégulière en France."

Son tort est d'avoir demandé l'inscription de son enfant à l'école du quartier. En effet lors de l'inscription la mairie lui a demandé son titre de séjour, ce qu'ils n'ont pas le droit de faire, ils n’en ont d’ailleurs absolument pas besoin pour remplir leur mission de service public. Mais dans l'ambiance actuelle la Police Nationale ne manque pas de collaborateurs zélés, la mairie a donc dénoncé Mme M au commissariat. Dans un article du Figaro M Tiberi, notre maire, estime que « Le fonctionnaire a bien fait son travail. On ne peut rien lui reprocher ».

Quelle que soit votre opinion sur l'immigration, les quotas ou la politique Franco-Équatorienne, lorsqu'un employé de mairie en charge de la scolarité s'investit d'une mission de police aux très lourdes conséquences il est temps pour les simples citoyens de réagir. Dans une époque ou l'indépendance des trois pouvoirs de notre république est constamment mise à mal par les plus hauts représentants de l'état, c'est aux simples citoyens de s'exprimer. La police est dépositaire d'une mission complexe et délicate au sein de la société, elle et elle seule doit remplir ses fonctions, sous peine de voir le pays sombrer dans le chaos.

Même si tout ceci se passe (est ce un hasard ?) pendant les vacances scolaires j'espère que vous aurez à cœur de vous sentir concernés par l'histoire de Mme M, notre voisine. Vous avez peut être des papiers en règle, mais qui sait un jour pour quelle raison vous pourriez être dénoncé par un employé zélé ? Il n'est pas trop tard vous pouvez des maintenant informer vos voisins, agir auprès des associations de parents d'élève, ou auprès de la Mairie. Pas seulement pour Mme M et son enfant, mais pour vous, pour faire de notre quartier un endroit ou il fait bon vivre, où il fait bon élever ses enfants.

Vous pouvez rejoindre le groupe facebook de soutien : "Pour soutenir une mère sans-papiers du 5e (Paris) qui risque l'expulsion"

Photos de la manifestation de soutien a Mme M devant le commissariat pendant son audition :

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Tract distribue ce début novembre :

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