Modem Paris 5ème

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jeudi, septembre 30 2010

Tarifs des cantines : le point

La nouvelle grille des tarifs des cantines a été votée en Conseil de Paris il y a peu, mais certains maires UMP l'ont refusé. S'en suivent deux recours de M Delanoë, qui est débouté.

Résumé :

  • Position de JF Martins, conseiller de Paris du Mouvement Democrate : "Avec 8 tranches de quotient familial et un prix par repas de 0,13 centimes à 5€, cette nouvelle politique tarifaire harmonise les prix des repas entre tous les arrondissements qui jusqu’à présent, de manière peu justifiable, avaient des politiques tarifaires différentes. En harmonisant les tarifs entre tous les arrondissements, c’est l’unité de Paris qui est réaffirmé et la solidarité entre tous les parisiens à nouveau rappelée." Son intervention en intégralité ici
  • Position des maires UMP du Ier Jean-François Legaret et du Ve Jean Tiberi : ils ont décidé de l'appliquer.
  • Position des autres maires UMP : Les maires de cinq arrondissements (VIe, VIIIe, XVe, XVIe, XVIIe) refusent depuis la rentrée d'appliquer cette nouvelle grille, jugeant qu'elle pénalise les classes moyennes et qu'elle rogne sur leurs prérogatives locales.
  • Position de M Delanoë : ( disponible ici ) a regretté que cette mesure "qui permet à 65% des familles parisiennes de voir la facture de cantine de leurs enfants baisser" soit "interdite aux seules familles des VIe, VIIIe, XVe, XVIe et XVIIe".

Presse :

mercredi, septembre 1 2010

Tarification des cantines : l’irresponsabilité des maires UMP, par JF Martins

Article publié sur le blog de JF Martins, conseiller de Paris du Mouvement Démocrate :

En juin dernier le Conseil de Paris adoptait la nouvelle grille de tarification des cantines. Alors que les tarifs étaient différents d’un arrondissement à l’autre, j’avais soutenu à l’époque cette réforme qui permettait à la fois de supprimer cette inégalité de traitements entre les parisiens et de lisser ces tarifs vers une plus grande justice pour les classes moyennes.

A l’aune des enjeux d’équité, de mixité et d’accès juste à cette restauration que j’ai mentionné nous estimons que cette nouvelle tarification est juste. Nous nous réjouissons en particulier monsieur le maire, des efforts qui ont été fait en direction des classes moyennes, les tranches 3 et 4, dont le taux d’effort antérieur dans un certain nombre d’arrondissement était beaucoup trop élevé. Cette harmonisation vers un taux d’effort autour de 4% nous paraît juste et permet enfin de corriger les distorsions dont les classes moyennes étaient victimes dans un certain nombre d’arrondissement.

Intervention en Conseil de Paris 10 mai 2010

Les maires UMP ont annoncé qu’ils n’appliqueraient pas cette réforme et maintiendraient leurs anciens tarifs. Au delà du soutien que j’apporte à cette nouvelle tarification et donc mon souhait de la voir s’appliquer à tous les parisiens, je juge cette décision aussi irresponsable que malhonnête.

Irresponsable car en tant qu’élus, et a fortiori en tant que maire, nous avons le devoir de respecter la décision publique et les instances démocratiques qui délibèrent. Si les élus eux-mêmes n’appliquent pas la loi (ou les décisions) qu’ils votent, comment demander aux citoyens de la respecter ? Malhonnête, car Paris est une commune une et solidaire, et que le pouvoir que la démocratie de proximité leur confère en tant que maire d’arrondissement n’est en aucun cas un blanc seing de baronnie locale autonome, libre d’appliquer ou non nos règles communes. Essayer de faire croire aux habitants des arrondissements détenus par l’UMP que leurs maires sont des chevaliers blancs courageux qui vont les protéger contre la mairie de paris est donc aussi malhonnête, qu’infondé et clientélistes.

Ne pas appliquer les décisions issues de la démocratie parisienne relève donc de l’irresponsabilité autant que de la pratique politique douteuse. Cette réforme des tarifs de cantine est juste, harmonisée et progressive elle devra donc s’appliquer à tous les parisiens et aucun d’entre eux ne devra être pris en otage par un maire UMP en quête d’un coup politique.